Gounod dans son temps

Gounod et Caillebotte : itinéraires croisés

SAMEDI 23 NOVEMBRE – 20h45 – Eglise de la Sainte-Famille – CAGNES-SUR-MER

PROGRAMME

Caillebotte : Ecce Quam Bonum
Caillebotte : Angelus extrait de Une journée
Gounod : Saint François d’Assise
Gounod : Gallia

DISTRIBUTION

Chœur régional Provence-Alpes Côte d’Azur
Orchestre Sympho-Sophia
Michel Piquemal direction
Laurent Fiévet orgue
Anne Calloni soprano
Antonel Boldan ténor
Jacques Freschel basse

Dans cette période artistique foisonnante qu’est la fin du dix-neuvième siècle, les frères Caillebotte, Gustave et Martial, jouent un rôle important.
Gustave, célèbre peintre, mécène des impressionnistes et grand collectionneur, sera en lien étroit avec Renoir auquel il achète plusieurs tableaux dont le fameux Bal du moulin de la Galette. Il devient le parrain de Pierre, fils du peintre et fera de Renoir son exécuteur testamentaire.

Si Martial Caillebotte n’a pas atteint la renommée de son frère aîné, Gustave, le célèbre peintre, il était cependant doté de multiples talents. Amateur d’art, passionné par la photographie, il a reçu une formation musicale approfondie et s’est illustré dans des genres variés : symphonies, pièces pour piano, mélodies, musique religieuse.
Une amitié solide l’attache à Renoir. Fervents wagnériens, ils font ensemble le voyage à Bayreuth, en 1886. Martial aide Renoir dans sa tâche testamentaire et dans ses démarches pour faire accepter par l’Etat, le Legs Caillebotte. A cette occasion, Renoir peint les enfants de son ami et le musicien photographie plusieurs fois le peintre.
On doit à Michel Piquemal d’avoir redécouvert l’œuvre de Caillebotte.

L’Angélus (1889)
C’est une des pièces de l’ensemble intitulé Une Journée qui comporte sept morceaux faisant alterner poèmes, musique symphonique et vocale. La prière du soir s’élève au terme de la journée, chantée par un chœur à quatre voix.

Ecce Quam Bonum (1886)
Inspirée par le psaume biblique 132, cette partition est dédiée à l’abbé Alfred Caillebotte, demi-frère du compositeur. Avec beaucoup de noblesse et de sensibilité, elle chante la joie d’une relation harmonieuse entre frères et n’est pas sans évoquer les liens étroits qui unissaient les frères Caillebotte

En 1854, Gounod qui n’a pas encore connu la notoriété, dirige la chorale de l’Eglise Saint Eustache à Paris. Parmi ses élèves, un adolescent de 13 ans, alors apprenti dans un atelier de porcelaine du nom de Pierre-Auguste Renoir. Le musicien s’attache à ce garçon doué et brillant dont il admire l’intelligence. Il lui enseigne la composition et le solfège, lui offre des places pour l’opéra. Bien des années plus tard, Jean Renoir, parlant de son père, écrira : « Mon père était très fort en solfège et avait une belle voix de baryton léger. » Renoir se sentira toute sa vie profondément attiré par la musique. Gageons que l’enseignement de Gounod fut à l’origine de cette passion.

Gallia (1871)

Gallia est un hymne à la France meurtrie après la défaite de 1870. Exilé en Angleterre, Gounod compose cette partition pour l’Exposition Internationale de Londres. Il établit un parallèle entre la France vaincue et la destruction de l’antique Jérusalem : « L’idée m’est venue de représenter la France telle qu’elle était... outragée, insultée, violée par l’insolence et la brutalité de l’ennemi. »
Sous-titrée « motet-lamentation », l’œuvre prend la forme d’une élégie biblique. La musique, à la fois profane et religieuse, se veut l’expression du sentiment national et du sentiment religieux.

Saint François d’Assise (1891)

En 1891, Gounod a depuis longtemps renoncé au théâtre lyrique qui l’a rendu célèbre. Animé depuis son plus jeune âge par une foi profonde, il a écrit de nombreuses œuvres religieuses. Au soir de sa vie, il exprime sa ferveur dans ce court oratorio d’une grande sobriété.

INFORMATIONS ET RESERVATIONS
12 et 15€
Gratuit pour les moins de 18 ans
Places en vente à la Maison des associations 04 92 02 57 40
ou sur place le soir du concert